Informations culturelles Canada

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Informations culturelles au Canada


Conversations

Je rencontre quelqu'un pour la première fois et je veux faire bonne impression. Quels seraient de bons sujets de discussion à aborder?
À votre première rencontre avec un Canadien, vous pourrez discuter de différents sujets. La première question qui vous sera sans doute posée portera sur votre occupation professionnelle car les Canadiens accordent beaucoup d'importance à leur vie professionnelle. Pour eux, il s'agit d'un marqueur social qui distingue et définit une personne par rapport à une autre. On s'informera également de votre domaine d'études et/ou de vos expériences de travail.
Les Canadiens aiment voyager et sont par conséquent assez curieux concernant la géographie mondiale et la façon de vivre dans d'autres pays. Lorsque vous rencontrez un Canadien pour la première fois, vous pourrez être appelé à discuter d'endroits à visiter, au Canada ou à l'étranger. Ils s'intéressent aux autres pays, y compris les mets nationaux, les coutumes, la musique, l'environnement politique. Ces interactions peuvent varier selon la façon dont s'établit le contact. Par exemple, si vous rencontrez une personne pour discuter d'affaires, la conversation pourrait se limiter à des sujets neutres. Par contre, si vous rencontrez des
Canadiens par le truchement d'amis ou d'associations, le contact peut se révéler beaucoup plus approfondi.
De par leur nature, les Canadiens s'intéressent vivement aux « autres » et ils vous demanderont probablement en premier lieu de quel pays vous venez. Ce type de question favorise l'affirmation de l'identité et l'établissement de l'appartenance. Cette question est également posée aux Canadiens d'autres régions et aux nouveaux arrivants au Canada. Les Canadiens ont une forte tendance à exprimer leur identité par la différenciation, soit en
soulignant les différences entre les provinces ou en affirmant leur différence avec leurs cousins américains.
L'humour doit être pratiqué avec prudence au Canada, ainsi que dans d'autres pays, d'autant plus que le sens de rectitude politique est très marqué dans de nombreux cercles sociaux.
Accordez-vous le temps d'observer afin de bien saisir les limites acceptables de l'humour qui peut être pratiqué et, ainsi, éviter d'offusquer vos interlocuteurs. Il est important de noter que le sens de l'humour peut varier d'une région à une autre et même d'une ville à une autre. Dans l'Est du Canada par exemple, l'humour peut être discret, la sensibilité des personnes moins aiguë et leurs limites de tolérance plus élevées. De la même façon, au Québec, les limites et le seuil du sens de l'humour sont différents. À la première rencontre, vous devrez éviter de parler d'argent, de salaire, de religion et de politique et, surtout, du mouvement séparatiste. Les nouveaux arrivants au Canada peuvent choisir les sujets de discussion à la lumière des répliques de leur interlocuteur canadien.


Styles de communication
Que dois-je savoir à propos des communications verbales et non-verbales?
Les Canadiens préservent jalousement leur « bulle » d'espace personnel ainsi que leur vie privée, ce qui fait d'eux des personnes généralement très réservées. Il leur faut un certain temps avant de s'ouvrir aux inconnus et aux nouveaux arrivants, ce qui ne signifie pas pour autant que le peuple canadien n'est pas un peuple accueillant. Les Canadiens sont en général polis et civilisés. Ainsi, la discussion au cours d'une première rencontre ne portera que très rarement sur des aspects personnels de leur vie, tels que leur salaire, leur poids corporel, leur régime alimentaire, leur condition de santé, etc., mais cela peut changer au fur et à mesure que la relation évolue ou si l'objet de la rencontre y est propice.
Lorsqu'on fait la queue dans un endroit public, comme dans une banque, on garde une distance d'au moins 14 pouces entre soit et les autres et certaines personnes requièrent plus d'espace. Cette règle doit être observée lorsque l'on discute avec des Canadiens et plus particulièrement encore lorsqu'un homme s'adresse à une femme. Les hommes et les femmes protègent leur bulle, parfois en donnant un signal actif et d'autres fois par un langage du corpsplus subtil qui peut être facilement observé en tout temps. Les règles varient selon la province.
Par exemple, au Québec, les gens n'ont généralement pas besoin d'une si grande bulle et ils sont plus portés à se toucher que les autres Canadiens. Les Québécois et les Québécoises favorisent un accueil plus physique en se faisant des étreintes et des bises. Ils font la bise aux étrangers après seulement quelques rencontres.
Les hommes ont tendance à gesticuler plus que les femmes en parlant et, de même, les jeunes gesticulent plus que les personnes d'un certain âge. D'une façon générale, les Canadiens respectent un certain décorum dans les endroits publics et n'enfreignent ce code que dans des situations exceptionnelles. Le contact visuel est perçu comme une manifestation de respect et de sincérité. Il confirme également un engagement sincère entre deux personnes. Les différents aspects de la communication, et plus particulièrement le ton de la voix et le contact visuel, s'inscrivent dans une dynamique complexe tenant compte du sexe de l'interlocuteur et de sa classe sociale. Les personnes qui jouissent d'un plus grand prestige peuvent se permettre d'enfreindre les règles et donnent en quelque sorte le ton de la rencontre.


Démonstration des émotions
Les démonstrations d'affection, de colère ou d'autres émotions sont-elles acceptables en public?
Dans la logique du sens marqué de la bulle personnelle et de la prudence protestante, les Canadiens ne sont généralement pas portés à exprimer des marques d'affection en public. En fait, des personnes que je ne connaissais pas m'ont déjà reproché verbalement d'avoir embrassé mon amoureux dans la rue.
Les Canadiens acceptent implicitement les marques d'affection « positives, mais neutres » comme, par exemple, lorsque de vieux amis se retrouvent après un certain temps, les félicitations pour les réussites, etc. Les Canadiens n'ont pas l'habitude de crier en public à moins qu'ils soient en état d'ébriété ou qu'ils fassent une crise de rage au volant. Les gens n'hésitent pas à faire intervenir la police dans les cas de violence ou d'attaque (verbale ou
physique). Ils évitent en général les conflits et les confrontations et ne sont pas portés à intervenir directement.
Les règles régissant les réactions et l'expression d'émotions et de marques d'affection sont à peu près les mêmes dans le milieu de travail (secteur public ou privé). Les Canadiens apprécient beaucoup le décorum, ce qui pose des limites quant aux types de marques d'affection que l'on peut donner en public. Les Canadiens et les Canadiennes se saluent en se donnant une poignée de main, sans considération au sexe ou au rang social. Les collègues de
travail qui se connaissent bien se permettent parfois des marques d'affection plus ouvertes, dont la bise (habituellement deux bises, à savoir une sur chaque joue).

Code vestimentaire, ponctualité et formalité
Que dois-je savoir à propos du milieu de travail (la tenue vestimentaire, les délais, la formalité, etc.)?
D'une façon générale, le Canada est un pays où les rapports entre les gens sont relativement informels et décontractés. Les employés féminins et masculins portent des vêtements de ville ou de style assez décontracté. Les citadins s'habillent en général d'une façon plus élégante que les gens qui habitent dans les régions rurales. Les femmes portent un maquillage assez léger et leurs vêtements sont de style assez conservateur et confortable. Il n'est pas rare de voir les jeunes femmes porter des vêtements décolletés et flatteurs, surtout à l'école. Les jeunes hommes s'en tiennent aux tenues acceptées, telles kakis et chinés, mais adoptent également le veston sport et la veste. En général, les Canadiens portent des vêtements très foncés et sobres. Pendant l'été, le blanc et les couleurs vives sont acceptés. Tout en tenant compte de l'attitude décontractée mais réservée des gens du pays, certaines règles de base s'appliquent lorsqu'on rencontre un Canadien ou une Canadienne pour la première fois. Ces règles sont les suivantes :
· s'adresser à la personne en disant Monsieur ou Madame suivi de son nom de famille et utiliser, lorsqu'il y a lieu, son titre (p. ex. Docteur) et ce, tant que cette personne ne vous invitera pas à vous adresser à elle d'une façon moins formelle;
· vous présenter à l'heure aux rendez-vous (si possible, 5 à 10 minutes à l'avance). Les Canadiens accordent beaucoup d'importance à la ponctualité et les retards laissent une mauvaise impression, sauf lorsqu'il y a des circonstances atténuantes;
· parler d'une façon directe et affirmative pour éviter les malentendus, sans pour autant être agressif.
Ces formalités céderont graduellement la place à une relation plus détendue. Les Canadiens et les Canadiennes d'un plus jeune âge, qui ont tendance à établir une relation plus égalitaire, s'adresseront dans de nombreux cas à leurs directeurs et supérieurs par leur prénom. Plus souvent qu'autrement, le niveau de conformisme de la relation est déterminé par la personne qui occupe un rang supérieur.
Les Canadiens accordent aussi beaucoup d'importance au respect des délais - un incontournable dans ce pays.


Méthodes de gestion
Quelles sont les qualités les plus recherchées chez un supérieur/directeur local? Comment saurais-je de quelle façon mon personnel me perçoit?
Le Canada est un pays où l'innovation et l'engagement au travail sont hautement valorisés, tant dans le milieu de travail qu'à l'extérieur de celui-ci. La combinaison gagnante pour les directeurs/supérieurs comporte un niveau élevé d'études, une solide expérience, l'engagement au travail et un certain charisme. Comme dans les autres grands pays industrialisés, les Canadiens accordent de plus en plus d'importance au fait d'avoir plusieurs diplômes. Ainsi, il n'est pas rare de rencontrer des jeunes gestionnaires et des gestionnaires d'expérience comptant deux ou trois diplômes universitaires et certains sentiront le besoin d'aller chercher une formation d'appoint pour demeurer concurrentiels sur le marché du travail et augmenter leurs perspectives d'emploi et de promotion. Ainsi, les nouveaux arrivants au Canada auront plus de chances de se démarquer sur le marché du travail s'ils ont les diplômes pertinents en poche.
Pour pouvoir faire sa marque et relever convenablement les défis posés par une culture nouvelle dotée d'une éthique du travail et de codes comportementaux différents, le gestionnaire doit avoir du charisme, faire preuve de diplomatie et de tact et de sensibilité culturelle. Le directeur saura ce que ses employés pensent de lui selon le degré d'ouverture des employés, le nombre d'employés et la culture de l'organisation. Certains milieux de
travail convoquent régulièrement des réunions de tout le personnel dans le cadre desquelles les employés expriment leurs opinions à l'égard d'une décision ou d'une mesure prise par la direction. Lorsque la question est de nature délicate, certains employés exprimeront leurs opinions tandis que d'autres n'oseront le faire de crainte de compromettre leur sécurité d'emploi. Le franc-parler et l'assurance des Canadiens doivent être utilisés de façon
stratégique dans les situations difficiles.
Les Canadiens et les Canadiennes s'attendent de leur gestionnaire qu'il règle les conflits d'une façon constructive de manière à minimiser les interruptions de travail. En leur qualité de personnes investies du pouvoir, les gestionnaires doivent prêcher par l'exemple. Ils doivent respecter les délais impartis et suivre à la lettre les procédures et les règlements.


Hiérarchie et Prise de décision
Au travail, comment sont prises les décisions et qui les prend? Est-il convenable d'aller consulter mon superviseur immédiat pour obtenir des réponses ou de la rétroaction?
En règle générale, les décisions importantes sont prises par les gestionnaires. Certaines entreprises consultent au préalable leurs employés et tiennent parfois compte de leurs opinions, ce qui n'empêche pas ces derniers de contester les décisions prises s'ils ne sont pas d'accord avec celles-ci. Le cas échéant, les gestionnaires veilleront à tenir compte des nouveaux points de vue exprimés.
Tant les employés que les membres de la direction proposent des pistes de solution ou de décision. Ces pistes sont généralement formulées dans le cadre d'une réunion, d'une consultation ou d'un sondage. Beaucoup d'employeurs valorisent et récompensent la participation et l'initiative qui peuvent prendre la forme de questions ou de suggestions ou encore l'offre d'une solution de rechange. Toutefois, même si la participation est encouragée, celle-ci peut être limitée par la structure de l'organisation, surtout là où la culture des hiérarchies est plus prononcée (celle-ci étant généralement tributaire des niveaux de scolarité et de l'expérience).
Les employés d'un jeune âge s'attendent à pouvoir compter sur une personne, un mentor en quelque sorte, qui les aidera à cheminer dans leur carrière. Ils s'attendent également à ce qu'on valorise leurs contributions et leurs idées, même si les occasions, comme nous l'avons vu, sont parfois assez limitées.
Les organisations non gouvernementales (ONG) font des efforts pour niveler leurs structures hiérarchiques et travaillent autant que possible en consensus. Ce type de situation est plus recherché qu'il n'existe en pratique. Les Canadiens estiment que l'autorité peut être remise en question et n'hésitent pas à soulever des objections lorsqu'il y a lieu de le faire. Le succès de ces interventions dépend dans une très large mesure de la crainte/du respect de l'opinion publique.


Établir des bonnes relations
À quel point est-il important d'établir une relation personnelle avec un collègue ou un client avant de faire des affaires avec cette personne?
Il est très important d'établir et de cultiver de bonnes relations avec les personnes avec lesquelles on souhaite faire affaires. Le type et la profondeur de ces rapports varieront selon le type de l'entreprise. Cela se fait souvent par moyen d'une invitation à un repas et c'est la personne qui invite qui paie habituellement l'addition. Certaines sociétés/institutions font passer les entrevues d'embauche au restaurant et assument le coût du repas. Un fournisseur qui rencontre son client au restaurant prendra généralement l'addition à sa charge.
D'une façon générale, le restaurant constitue un bon endroit pour entrer en relation avec des Canadiens. La plupart des Canadiens s'attendent à assumer le coût de leur repas au restaurant.
Les restaurants sont considérés comme un territoire neutre, tout comme les cinémas et les salles de concert. Il est important d'établir dès le départ les limites afin d'éviter tout malentendu. On ne doit accepter une invitation à la résidence d'une personne ou l'inviter à sa résidence que lorsque les limites de la relation sont très bien définies et comprises. Les hommes et les femmes doivent être conscients du risque d'accusations pour harcèlement
sexuel ou autre type de comportement inapproprié.
Il est également important d'établir de bonnes relations avec différents membres de l'organisation, allant du concierge aux gestionnaires; ils forment tous un important réseau de soutien dans le milieu de travail. Pour entrer en relation avec les concierges, par exemple, il suffit de les saluer à votre arrivée ou à votre départ du bureau et de jaser à l'occasion avec eux. On peut également les inviter aux activités spéciales organisées par le bureau. Pour arriver à établir un bon rapport avec une adjointe ou un adjoint administratif (l'expression secrétaire n'est plus considérée politiquement correcte au Canada), il est important de leur
exprimer d'une façon régulière notre appréciation pour leur travail et leur contribution

 

Source : http://www.intercultures.ca/

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